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Un refuge, un départ : accompagner la sortie des violences

 

Depuis fin 2023, l’association l’Étage propose un dispositif dédié aux femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales.

 

Objectif : offrir un hébergement sécurisé, un accompagnement renforcé et le temps nécessaire pour engager une sortie durable des violences.

28 avril 2026
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Un hébergement sécurisé pour les femmes victimes de violences

 

Quand la violence surgit au sein du couple ou de la famille, partir rapidement peut devenir vital. Dans ces moments d’urgence, la mise à l’abri est souvent la première étape pour se protéger, souffler… et commencer à se reconstruire. C’est pour répondre à ces situations que l’Étage a lancé, fin 2023, le dispositif Femmes Victimes de Violences (FVV).

 

Concrètement, l’association propose un accueil dans un lieu sécurisé, pensé comme un espace de répit. Sur place, les femmes sont accompagnées par une professionnelle formée à la prise en charge des victimes de violences conjugales et intrafamiliales : accès aux droits, démarches administratives, recherche de solutions pour la suite du parcours, soutien psychosocial.

 

L’accueil est proposé dès lors que la situation a été portée à la connaissance de la justice : dépôt de plainte, ordonnance de protection ou signalement au procureur.

Deux places, un levier décisif

 

Rattaché au Pôle Logement Hébergement (PLH) de l’Étage, le dispositif FVV compte deux places : deux femmes, ou une femme avec son enfant. À l’échelle de l’ensemble des places du PLH, cela peut sembler modeste. Mais chaque mise à l’abri compte : elle offre un temps de protection, de répit et de reconstruction, indispensable pour envisager un parcours durable hors des violences.

 

Les personnes sont hébergées dans une résidence dédiée à l’accueil de femmes, avec ou sans enfants. Elles disposent d’un espace privatif et ont accès à des espaces collectifs partagés. En complément de l’accompagnement social, une intervenante sociale est régulièrement présente sur place : elle veille au bon usage des espaces communs, propose des temps conviviaux et met en place des actions collectives. Les résidentes peuvent aussi rencontrer la psychologue du service.

À l’arrivée : un accueil préparé, dans des délais rapides

 

Les orientations sont réalisées par le SIAO 67. Dès qu’une place se libère, la chambre est préparée. Un kit d’entrée est remis à l’arrivée : produits d’hygiène, linge de toilette et premières denrées alimentaires. Si besoin, il est complété par des vêtements issus du vestiaire de l’association. L’objectif : que la personne accueillie ait immédiatement de quoi couvrir ses besoins essentiels.

 

Même si ces places ne sont pas officiellement identifiées comme des places d’urgence, l’équipe tient à rester réactive. Selon les disponibilités, un accueil peut être organisé sous 24 heures, du lundi au vendredi, entre 8 h et 19 h.

 

Certaines femmes arrivent après un départ précipité, avec très peu d’affaires, parfois sans ressources immédiates. L’équipe peut alors mobiliser des aides financières (notamment via la CAF) pour permettre de disposer rapidement d’un minimum de trésorerie, le temps d’ouvrir ou de mettre à jour les droits. Si nécessaire, un lien est assuré avec l’avocat, les services de police ou des associations d’aide aux victimes. Au-delà des démarches, l’accompagnement peut aussi être très concret : se rendre ensemble à un rendez-vous, lorsque la personne le souhaite.

Éviter le retour au domicile : sécuriser la suite du parcours

 

Sortir des violences est rarement un parcours en ligne droite. Les allers-retours existent, et de nombreuses victimes tentent plusieurs fois de quitter un environnement violent avant d’y parvenir durablement — on évoque souvent, dans les travaux de sensibilisation, plusieurs tentatives.

 

L’objectif prioritaire est d’éviter un retour au domicile, souvent lié à un enchevêtrement de contraintes : dépendance affective ou financière, démarches administratives (parfois liées au droit au séjour), manque de solutions d’hébergement, isolement, pressions de l’auteur des violences ou de l’entourage. Dès le début de la prise en charge, ces facteurs sont pris en compte pour sécuriser le parcours : accélérer l’accès aux droits, proposer un hébergement digne et accueillant, et soutenir la personne sur le plan psychosocial.

 

Depuis la création du dispositif FVV à l’Étage, six femmes en ont bénéficié. Deux sont encore accompagnées aujourd’hui. Parmi les quatre sorties, l’une est retournée au domicile conjugal après la sortie de détention de son conjoint ; l’équipe l’a accompagnée dans ce choix, en rappelant qu’un soutien resterait possible en cas de nouvelles violences. Une autre femme a choisi de se rapprocher de sa famille. Deux autres ont poursuivi leur parcours au sein d’un autre dispositif de l’Étage. Au-delà des chiffres, l’enjeu reste le même : proposer un espace sûr et un accompagnement solide, pour permettre à chacune de reprendre pied et de construire la suite à son rythme.